Armé jusqu'aux dents !

Aujourd'hui place à l'action, place à la nouveauté, place à "No Guns Life" qui débarque dans nos librairies via les éditions Kana. Un nouveau seinen à s'mettre sous la dent! J'étais donc obligé d'y jeter un œil.

Historiquement, Tasuku KARASUMA est débarque pour la première fois en France, mais il avait déjà proposé quelques séries au Japon. "No Guns Life" est toujours en cours de parution avec à peine trois tomes à son actif pour l'instant. L'histoire prend place dans un futur proche, où il est possible d'obtenir des extensions mécaniques pour son corps. Juzô est un "extend", une personne ayant une ou plusieurs extensions mécaniques (celles de Juzô son fort surprenantes). Son métier ? Résoudre les affaires impliquant des extends. Sa dernière mission va l'amener à protéger un enfant, face à la grande multinationale Beruhren, autant dire que la tâche s'annonce lourde. 

Woooooh...aprés le retour annoncé de Gally (chez Glénat), est-ce qu'octobre ne signerait pas le retour en force des mangas "cyber-punk" ?? En tout cas ça sent très bon et "No Guns Life" est une excellente surprise. Bha quoi ?! J'ai pas le droit d'être emballé par une sortie ? Je suis pas toujours obligé de défoncer les nouveautés, quand c'est bon il faut le souligner. La mise en place de l'univers n'est pas étalé sur 50 chapitres, l'auteur va à l'essentiel, le lecteur n'est pas perdu et découvre un monde futuristique comme on les aimes. Poser les bases c'est toujours bon, mais dans ce genre de manga, mieux vaut ne pas trop traîner et fournir plutôt les explications en cours de route comme c'est le cas ici. Les "extends", Beruhren, le quartier des "extends", un univers cyber-punk qui nous est dévoilé à petite dose, juste ce qu'il faut pour bien s'imprégner de l'ambiance. Juzô, est le personnage central de l'histoire, lui-même un extend, un personnage que l'on sent fort, torturé, charismatique et surtout plein de mystère (et ça on adore). Les personnages secondaires sont tout aussi travaillés et l'on parvient à s'attacher à eux en peu de temps. 

Une ambiance particulière comme toujours dans ce genre, un moyen de ce questionner sur le futur, la société, les inégalités, des thèmes récurrents, mais traités de manière simple et efficace. Si le ton est plutôt sérieux, des touches d'humour sont distillées au fil des pages. Juzô place souvent des petits répliques assassines et son apparence physique (pour rappel, il sa tête est un revolver) apporte aussi son lot de situations "space". Un cocktail qui fonctionne du tonnerre sachant que l'on rajoute une bonne dose d'action pour lier le tout.

Graphiquement, KARASUMA a un coup de crayon très agréable pour les yeux. C'est sale, je ne vois pas d'autre mot pour définir le style de l'auteur, qui colle plus que bien à sa série. Détaillé, sombre, une mise en page qui tranche et qui s'avère originale, on use et abuse des trames, jusqu'à donner un grain ancien. On pourrait presque humer les odeurs tant le planches transpire la crasse et la rouille. Un "je-ne-sais-quoi", qui te transporte et que je n'avais plus retrouver depuis longtemps chez un mangaka. 

"No Guns Life" nous plonge dans le sale, on en a marre des mangas tout propre, tout carré et formaté. Ici c'est une série avec des personnages intéressants, une histoire à priori classique, mais qui finalement ne l'est pas et des graphismes solide et efficace. Un départ sur les chapeaux de roues pour l'une des grosses surprises de cette fin d'année. 

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